Témoignages du public
Carole Anglade, J'espère
30 January 2013
Je ne connais pas une Michèle, je connais de très nombreuses Michèle, et des Guy, des Jacques, des Diane aussi.
Je suis étudiante au doctorat à l'Université de Montréal, en sciences biomédicales, mais aussi clinicienne. J'ai choisi la recherche car je constatais que mes patients avaient des défis que les thérapies ne résolvaient pas complètement.
Mon projet de recherche vise à aider le quotidien de mes patients, pour leur permettre de prétendre à une meilleure qualité de vie et pouvoir sortir de chez eux, être autonomes, se réinsérer dans la société.
Sans la recherche, je serais une clinicienne frustrée face à des patients aux espoirs qui s'éteignent.
La recherche est peu visible pour Monsieur Toutlemonde, ce qui en fait une cible de choix quand on veut couper dans l'urgence et non de façon éclairée, mais elle concerne tout un chacun.
La recherche en santé, c'est permettre aux gens les plus qualifiés de se pencher sur les problèmes sanitaires les plus pointus, c'est une merveilleuse opportunité pour le gouvernement, qui s'assure ainsi de voir les gens les plus compétents s'occuper de ses citoyens.
La recherche en santé, c'est cibler la réadaptation, la guérison, la prévention, un merveilleux tout-en-un.
Fermons les portes aux maladies, pas aux moyens de s'en débarrasser.